Blanche as a Name
Label : Non signé
Pop Rock Folk
Fr. CHARENTON LE PONT
Blanche As A Name
Prononcez « Blanche As A Name » une dizaine de fois assez rapidement et ça finira par sonner comme Blanche-Neige. S’agit-il d’un conte de fées ? Il y a de ça en effet, mais nous savons tous que les sages histoires que l’on nous racontait quand nous étions enfant cachaient en leur sein des détails pervers destinés aux seuls adultes. Et ça s’applique parfaitement à la musique proposée par ce duo parisien.
Se lancer dans l’écoute de Ravens, le premier EP de Blanche As A Name, c’est en effet comme pénétrer dans la maison de Hansel et Gretel. Tout y semble luxuriant, propre et bien à sa place, sauf que les propriétaires sont de fieffés Thénardier qui ne veulent pas que votre bien. Voyez comme les arpèges mélodiques de « Frost » se font de plus en plus menaçants au fur et à mesure qu’ils se gorgent de distorsion. Les guitares folks de « Where I Am » et de « Dove » ont beau être boisées, elles n’en égrainent pas moins des accords inquiétants. Les textes sont en parfaite adéquation avec cet univers musical. On y enferme les hommes et on y bat les femmes. Pas étonnant que le duo choisisse alors de reprendre le « Fais moi mal, Johnny » de Boris Vian dans une version presque langoureuse qui en souligne la caractère déglingué.
Derrière Blanche As a Name se cachent Sébastien et Bénédicte, couple à la ville et désormais à la scène.
Lui aime plutôt les coquelicots; il joue ou a joué dans une multitude de projets dont Tristen, C++, Porco Rosso, Alex Rossi, Myra Lee, Folks... .
Elle aime plutôt les tulipes ; elle peaufine son goût pour les atmosphères étranges à la lecture de Proust, Rabelais et Sénèque.
Derrière ce projet protéiforme et en optant pour l’anglais, ils peuvent donner libre cours à cette folk féériquement perverse.